Description
Des objets connectés pour la moindre corvée, le cancer éradiqué, une
productivité accrue, la banquise sauvée des eaux... De Shenzhen à la
Silicon Valley, les géants de la tech nous promettent le miracle de la « SmartLife », la vie sous assistance électronique. Mais leurs paradis artificiels ne sont que des écrans de fumée.
Quoi qu'en disent Big Data
et ses idiots utiles, le progrès de l'IA est une régression de la
civilisation. Ses avancées ? Une fuite en avant. Sa généralisation ? Une
catastrophe écologique, sociale, économique, éducative, éthique et
politique. Derrière l'IA générative se cache, en effet, une
dégénérescence existentielle. Blasé, l'humain renonce à son autonomie
pour passer en pilotage automatique. S'abandonnant aux robots, il met
tout son génie à cesser de vivre par lui-même. Le cyborg n'est pas un «
homme augmenté », mais un vivant diminué.
Dans cet essai
stimulant, Gaultier Bès oppose la résistance à la résignation, le droit
des peuples à disposer d'eux-mêmes à la tyrannie du fait accompli. L'IA
n'a rien d'une fatalité, c'est un projet, posthumain, imposé à tous par
quelques milliardaires. Il ne suffit pas d'encadrer ses dérives, il faut
combattre ses principes. À la saturation numérique doit répondre une
intelligence incarnée. À l'aliénation cybernétique, un humanisme
écologique. Non par peur de l'avenir, mais par amour de la liberté.
Sommaire
Avant-propos — En bonne intelligence
Introduction — Splendeurs et misères d'une idée folle
Chapitre 1 — L'ébriété technologique : un désastre écologique
Chapitre 2 — Le travail piraté : un désastre économique
Chapitre 3 — La pensée robotisée : un désastre intellectuel
Chapitre 4 — La démocratie : un désastre politique
Chapitre 5 — La cybernantrophe : un désastre existentiel
Conclusion — Que faire et comment résister ?